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Trucs pour investir à la bourse

Bourse : les recettes du chef

samedi le 11 juin 2022
Modifié à 10 h 08 min le 10 juin 2022
Par Hugo Bélanger

hugo@hugobelanger.com

Chaque investisseur a ses propres recettes. (Photo: Depositphotos)

On me pose souvent la question suivante: Quelles sont tes critères pour choisir une action à acheter? Comme c’est le cas d’un chef cuisinier, chacun a ses recettes, ses ingrédients préférés et ses petites astuces cachées. Je vous partage aujourd’hui mes trucs.

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Avant toute chose, n’oubliez jamais que mes recettes ne sont pas universelles, infaillibles ni blindées. C’est possible que vous puissiez faire beaucoup d’argent autrement et en allant contre mes principes.

Personnellement, j’achète une action en fonction de ses éléments fondamentaux (les états financiers de l’entreprise) et son côté technique (analyse de graphiques), et je vends toujours seulement en fonction de l’aspect technique. Ce, évidemment en essayant toujours de respecter l’allure du marché (haussier, sous-pression ou baissier). Je vous rappelle qu’il ne faut jamais nager à contre-courant.

N'oubliez pas que vous investissez dans une vraie entreprise. Vous devez savoir ce qu’elle fait, son secteur, ses avantages stratégiques et concurrentiels; la connaître minimalement quoi! N’achetez pas juste un symbole, c’est la pire chose à faire…

Mon premier critère de sélection est la croissance de l’action trimestre après trimestre. Pour ce faire, voici un truc facile; allez sur Yahoo Finance et regardez les graphiques avec les revenus et les bénéfices. Vous pouvez les voir annuellement ou par trimestre.

Ce graphique financier tiré de Yahoo Finance permet de voir les revenus et bénéfices d’une action donnée chaque année depuis 2018.

Je veux toujours voir une croissance de ces deux éléments, année après année. Et plus le pourcentage de croissance est bon, meilleures sont les chances de succès.  

Évidemment, dans les premières années, plusieurs entreprises auront beaucoup de dettes ou essuieront des pertes. C’est normal, mais on veut voir une croissance – en fait, on devrait dire un amoindrissement – des pertes et de la dette. Ceci est très important. Personnellement, j’achète rarement des entreprises qui ne sont pas profitables. Je considère le risque trop important pour moi.

Donc, si on suit ma logique de croissance et de bénéfices, je ne touche presque jamais aux entreprises jeunes en Bourse (les IPO – initial public offering). J’attends toujours de voir comment elles vont réagir les premières années. Certes, on peut cogner un coup de circuit avec un IPO, mais c’est vraiment imprévisible.

Mon second critère de sélection est la façon dont l’action se comporte face aux résultats financiers. Toutes les entreprises en Bourse publient leurs résultats (earnings) tous les trois mois. Les experts s’entendent sur une cible commune (exemple bénéfice par action, croissance, etc.). À cette occasion, les dirigeants parlent aussi de leurs perspectives d’avenir. À la suite du dévoilement de ces résultats, le marché réagit, soit de façon neutre, par une grosse hausse du prix de l’action ou une chute de prix.

Dans une chronique précédente, je vous invitais à ne jamais être en grosse position la journée de dévoilement des résultats, car un réveil le lendemain matin avec un -30% peut faire très mal à vos finances. Donc, si l’action bondit, on peut embarquer. Mais si l’action chute de plus de 7% (c’est mon chiffre, chacun a le sien), je vais soit passer mon tour ou simplement vendre si j’avais des actions.

Il est bon de savoir que le prix de l’action descend très souvent au bout d’un certain temps (souvent entre 50 et 80% de perte) même quand les résultats sont bons. Donc, il faut être vigilant, apprendre à lire les graphiques et avoir ses règles de vente et les respecter à la lettre, sans émotion.

Indices

Les bulletins de nouvelles montrent souvent deux des principaux indices aux États-Unis, soit le S&P500 et le Nasdaq. Au sujet de ce dernier, la moitié du poids de cet indice (nombre d’actions versus leur prix) se trouve dans cinq compagnies seulement et l’autre moitié, dans les 3 300 autres.

Je vous suggère plutôt de suivre ces deux autres indices: le RSP et le QQQE. Ceux-ci reprennent le S&P500 et le Nasdaq respectivement, mais en pondérant chaque entreprise également. Cela donne un équilibre bien plus proche de la réalité.

 

La moitié du poids de l’indice Nasdaq se trouve dans cinq compagnies seulement et l’autre moitié, dans les 3 300 autres.