Vol en retard veut protéger les passagers aériens

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Par Production Gravite
Vol en retard veut protéger les passagers aériens
Le pdg de Vol en retard Jacob Charbonneau (Photo : Archives - L'Information d'affaires d'ici)

Basée à Brossard, l’entreprise Vol en retard est la première entreprise au Canada qui aide les voyageurs dont le vol a été retardé, annulé ou surréservé à obtenir rapidement une compensation financière. En plus de prendre en charge le dossier des passagers lésés, l’entreprise souhaite aussi informer les consommateurs sur leurs droits et les recours possibles.

«Les gens sont généralement peu au courant des conventions internationales qui s’appliquent lorsqu’un vol est retardé, annulé ou surréservé, explique d’emblée le pdg de l’entreprise Jacob Charbonneau. En Amérique du Nord, c’est moins de 2% de la population qui réclame puisque les gens ne savent pas qu’ils ont des droits et que des montants forfaitaires s’appliquent.»

Au-delà des efforts déployés pour mieux servir les consommateurs lésés, l’entreprise s’implique aussi activement dans le dossier du projet de loi C-49 destiné à modifier la Loi sur les transports au Canada. Le pdg a d’ailleurs été invité à témoigner à titre d’expert devant le Sénat, qui examine actuellement le projet de loi.

«La nouvelle charte va permettre d’encadrer davantage les droits des canadiens, estime-t-il. Nous participons activement à l’élaboration de cette charte et nous avons présenté des amendements soulevant des omissions qui favoriseraient davantage le transporteur aérien que le consommateur.»

Jacob Charbonneau estime que les chiffres parlent d’eux-mêmes puisqu’en «2016 au Canada, 15% des vols étaient touchés par une forme de retard, une hausse de 25% par rapport à 2014».

Face à ce constat et à la croissance fulgurante du nombre de dossiers déposés auprès de l’entreprise, la compagnie a annoncé qu’un million de dollars allaient être investis en 2018 pour continuer d’appuyer les clients lésés dans leurs démarches.

Une compensation en 24 heures grâce à la technologie chaîne de blocs

Pour pallier le délai habituel de trois mois pour recevoir une compensation, Vol en retard a noué un partenariat avec l’entreprise de génie logiciel Logient et a annoncé des investissements technologiques majeurs. Ces derniers lui permettront d’offrir une solution de pointe rendant possible le dédommagement des consommateurs en moins de 24 heures, une première mondiale.

Basée sur un algorithme de prédiction s’appuyant sur l’intelligence artificielle, combinée à une technologie chaîne de blocs (blockchain), cette approche permettra à l’entreprise d’offrir à ses clients une résolution encore plus rapide afin de clore un chapitre qui s’avère déjà pénible pour le passager lésé.

Un blockchain est une technologie de stockage et de transmission d’informations sans organe de contrôle. Il s’apparente à une banque de données qui contient l’historique de toutes les transactions effectuées et qui est protégée contre la falsification.

«Avec l’algorithme, nous prédisons le taux de succès d’une réclamation, ce qui nous permet d’émettre le paiement en 24 heures. Il n’y a personne qui fait ça au niveau mondial, explique le pdg Jacob Charbonneau. Nous prenons 100% du risque pour le client et la technologie blockchain nous permet d’automatiser à 100% le paiement. Nous nous trouvons à nous dégager à 100% de la décision.»

Une technologie présente dans les secteurs innovants

La technologie de chaîne de blocs (blockchain) est de plus en plus présente dans les secteurs d’innovation au Québec. Bien qu’elle soit souvent reliée à la cryptomonnaie, elle se distingue par ses applications dans d’autres secteurs d’activités.

L’entreprise Diagnos, un leader dans le dépistage précoce de problèmes graves de santé grâce à sa technologie d’intelligence artificielle FLAIRE, a récemment annoncé la mise en œuvre d’un protocole de chaîne de blocs afin d’assurer la sécurité des dossiers médicaux.

«Diagnos est à implémenter la technologie de la chaîne de blocs à sa plateforme CARA pour stocker en toute sécurité des données sur la santé des patients et pour partager des dossiers médicaux électroniques de manière sécuritaire avec des clients comme les gouvernements, les hôpitaux, les médecins et autres professionnels de la santé, a indiqué le président de l’entreprise, André Larente. Les données médicales seront stockées dans un registre distribué et sécurisé.»

L’entreprise de Brossard croit être bien placée pour exploiter ce marché prometteur et en devenir un chef de file grâce à une équipe forte de plus de quinze ans d’expérience dans le développement d’applications intégrant sa plateforme d’intelligence artificielle. Diagnos détient un haut savoir dans le domaine de l’intelligence artificielle et du marché des services de santé numériques.

 

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