La Chambre de commerce et d’industrie Beauharnois Valleyfield Haut-Saint-Laurent (CCIBVHSL) accueille positivement le sursis d’un an annoncé par le gouvernement fédéral pour certains travailleurs étrangers temporaires, bien que cette mesure demeure une solution partielle à la pénurie de travailleurs.

Dans un communiqué publié conjointement avec la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ), la Chambre de commerce régionale souligne que le problème de fond n’est pas réglé: les travailleurs non admissibles au PSTQ n’en bénéficieront pas et les assouplissements au PTET excluent de nombreuses régions.

La directrice générale de ;la CCIBVHSL, Éliane Galipeau, affirme que « pour plusieurs entreprises de Beauharnois-Salaberry et du Haut-Saint-Laurent, cette annonce représente un certain répit, mais elle demeure une solution temporaire à un enjeu structurel bien réel. Sur le terrain, nos entreprises ont besoin de stabilité et de prévisibilité pour planifier leurs opérations, maintenir leurs équipes et poursuivre leurs projets de développement. Les travailleurs étrangers font aujourd’hui partie intégrante de la vitalité économique de notre région, et il devient essentiel que les politiques publiques reflètent cette réalité. »

Du côté de la Fédération, la pdg Véronique Proulx Nous demande au gouvernement fédéral «d’agir depuis les restrictions au PTET imposées unilatéralement à l’automne 2024. L’annonce d’aujourd’hui arrive très tard et est limitée dans son ampleur, mais elle témoigne d’une prise de conscience qui est bienvenue. En revanche, ce que dont les entreprises et les travailleurs ont besoin, c’est de la prévisibilité, et un sursis d’une année seulement ne leur offre pas cela. Dans un an, on va revivre la même crise: tous les travailleurs non sélectionnés au PSTQ feront face à la même échéance qu’aujourd’hui. En excluant des assouplissements au PTET la plupart des grandes villes du Québec, on fragilise encore plus les entreprises qui s’y trouvent »

Pour les deux associations, pour régler le problème de fond, il est nécessaire pour le gouvernement fédéral de prolonger les permis de tous les travailleurs étrangers actuellement en emploi au Québec tant et aussi longtemps qu’ils seront nécessaires pour nos entreprises.

Le gouvernement du Québec, de son côté, doit hausser les seuils d’immigration permanente et revenir à un programme d’immigration prévisible comme l’était le Programme de l’expérience québécoise (PEQ).

Par ailleurs, les assouplissements au Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) excluent les régions métropolitaines du Grand Montréal, de Québec-Lévis, de Gatineau, de Sherbrooke, de Trois-Rivières, de Saguenay et de Drummondville, qui regroupent près des ¾ de la population et des emplois du Québec.