L’annonce de l’ouverture des commerces non essentiels dès le 8 février a été accueillie avec soulagement par la Chambre de commerce et d’industrie de la Rive-Sud (CCIRS). Pour son président Me Alain Chevrier, les commerçants pourront «enfin bénéficier d’une bouffée d’air frais».

«Il s’agit d’un compromis pour la reprise de l’économie et ce n’est surtout pas le temps de baisser la garde quant aux mesures de protection, a-t-il indiqué. Les défis sont nombreux pour la reprise économique et les entrepreneurs, qui ont fait preuve de résilience depuis maintenant plus de 10 mois, qui sont prêts à repartir.»

«La CCIRS demeure à l’affut des besoins des entreprises et est là pour aider ses membres», a-t-il ajouté.

Tous les commerces non essentiels, salons de coiffure et musées fermés depuis le 25 décembre pourront ouvrir leurs portes lundi prochain. En zone rouge, comme c’est le cas à Montréal et en Montérégie, les restaurants, les cinémas et les gymnases demeureront fermés.

Il s’agit de l’une des mesures dévoilées dans le cadre du «petit déconfinement» annoncé par le gouvernement Legault, mardi. 

Déconfinement économique

La Chambre de commerce et d’industrie du grand Roussillon (CCIGR) et la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) se réjouissent aussi de la réouverture des commerces non essentiels et du retour de certaines régions en zone orange. Pour elles, c’est un signe que la situation va dans la bonne direction.

Il s’agit de «bonnes nouvelles et une lueur d’espoir pour des milliers d’entreprises, a déclaré Charles Milliard, président-directeur général de la FCCQ.  La situation est beaucoup plus encourageante qu’il y a un mois.»

De son côté, le directeur général de la CCIGR, David Bergeron, n’a pas manqué de saluer les efforts des entreprises, mais surtout leur résilience ces dernières semaines.

«Elles ont montré une force d’adaptation considérable pour se conformer aux exigences. Grâce à tous les efforts des québécois, nous pouvons à présent entrevoir une relance durable et pérenne pour l’ensemble des secteurs économiques», croit-il.

Aide financière directe réclamée

La FCCQ et le CCIGR réclament à nouveau une aide directe plutôt que des prêts pour les entreprises, en particulier pour celles en zone rouge comme ici qui ne reprendront pas pleinement leurs opérations. Elles citent l’exemple des restaurants ou des bars qui ont dû cesser leurs opérations pendant presque sept mois au cours de la dernière année.

«Si l’on veut maximiser la possibilité que ces entreprises puissent s’en sortir, l’aide financière directe pour assurer leur relance et diminuer leur endettement est plus nécessaire que jamais», prônent-elles. (A.D. et H.G.)