Qu’est-ce qui fait qu’un projet est structurant? À cette question posée par le directeur de la Chambre de commerce et industrie de la Rive-Sud (CCIRS) Jean-François Lévesque, le vice-président du projet d’expansion du Port de Montréal Ronald Haddad répond qu’un projet structurant contribue à un écosystème. Une condition que remplit pleinement le chantier à Contrecœur, plaide-t-il.

Devant un parterre d’entrepreneurs lors de la Grande rencontre stratégique de la CCIRS le 21 avril, M. Haddad a vanté les opportunités d’investissements que représente l’expansion du port pour les entreprises d’ici, tout comme l’attrait de la Rive-Sud pour les investisseurs étrangers.

Il voit l’expansion du port comme un précieux atout dans l’ensemble du réseau de la Rive-Sud, avec l’ouverture imminente du MET Aéroport métropolitain de Montréal, et ses axes autoroutiers. «C’est un écosystème qui doit se développer en complémentarité», estime le vice-président.

Selon M. Haddad, le projet est plus «bien placé pour être aligné avec la stratégie canadienne de diversifier les exportations».

Si cette expansion du port répondra à un besoin actuel – la capacité d’exportation du port est presque saturée – il répondra surtout à une demande à long terme. «On regarde les prévisions pour les 10, 20, 30 prochaines années», soutient-il.

Ronald Haddad (Photo : La Relève – Ali Dostie)

À capacité maximale, vers 2037 ou 2038, c’est 1200 camions qui transiteront quotidiennement au port.

Jean-François Lévesque fait valoir que la hausse constante de la quantité de marchandises qui entrent au pays n’a rien d’étonnant, considérant qu’elle témoigne des tendances de consommation, toujours en hausse.

M. Haddad a rappelé que des études d’impacts ont été effectuées et que des comités sont en place afin de travailler en concertation avec le milieu. Le projet d’expansion du Port de Montréal bénéficie déjà d’un accès aux rails du CN.

À la période de questions, Isabelle Bleau, responsable du comité ferroviaire à la Ville de Boucherville, a fait part des inquiétudes des communautés par rapport à une hausse du nombre de trains qui circuleront dans la Ville. «Comment on va sortir les conteneurs de façon efficace sans impacter ni l’autoroute 30 ni les municipalités traversées par la voie ferrée?» a-t-elle demandé.

«Le nombre de conteneurs va augmenter le nombre de trains. Est-ce qu’on a projet au centre de la 30? Non. Mais est-ce qu’on regarde? Oui», a laissé entendre Ronald Haddad.

Il assure que le projet d’expansion du port pourra collaborer avec les villes avoisinantes – et d’autres municipalités, alors que des trains se rendront jusqu’à Toronto – pour trouver des façons de réduire ces impacts.Elle souhaitait aussi savoir si l’hypothèse d’une voie ferrée au centre de l’autoroute 30, destinée au transport de marchandises, a été évaluée?