Dans une publication sur les réseaux sociaux, le maire de Salaberry-de-Valleyfield, Miguel Lemieux, dit s’inquiéter de la participation du gouvernement provincial dans le projet de nouveau quai au port de Valleyfield annoncé en juin 2019.
Québec s’engageait alors à investir un montant de 12 M$ dans le projet qui prévoit l’ajout d’un nouveau quai de 240 mètres. Le port et le gouvernement fédéral complétaient le financement à parts égales, pour un investissement global de 36 M$.
Mais voilà que de récentes informations laissent planer un sérieux doute sur la contribution du gouvernement québécois dans le projet.
Selon le maire, la directrice du port fait un suivi à chaque printemps auprès du député de Beauharnois pour valider la présence des crédits liés au projet dans les livres du gouvernement. «La dernière réponse est arrivée de sa part, verbalement, en juin : les crédits seraient coupés. Néanmoins, aucune lettre, aucune communication officielle n’est acheminée au port pour confirmer cette information», explique-t-il.
Au cours du dernier mois, la Ville s’est aussi informée auprès d’une fonctionnaire reliée au dossier et celle-ci aurait fait savoir verbalement et par courriel que les crédits destinés au projet ont été coupés.
Sans pouvoir obtenir de réponse officielle écrite quant à l’implication financière de Québec, la Ville demande donc d’avoir l’heure juste dans ce dossier.
«Nous nous retrouvons donc devant l’absurde situation où deux sources nous informent que notre subvention nous a été retirée, mais aucune confirmation officielle n’est envoyée, note Miguel Lemieux. Pire, si la directrice n’avait pas elle-même fait son suivi de routine, nous ne serions toujours informés de rien et nous continuerions à dépenser, selon toute vraisemblance, dans le vide», poursuit-il.
Perte considérable
Le maire campivallensien affirme que la Ville a déjà dépensé quelque 3 M$ en études d’impact, mesures de compensation à faire approuver, consultations obligatoires avec les Premières Nations, etc. dans le but d’obtenir les autorisations environnementales requises au projet.
Le désistement du gouvernement québécois représenterait donc une perte de 27 M$, si on considère les contributions des deux paliers de gouvernement. Celle du fédéral était incidemment conditionnelle à la participation des deux autres partenaires.
En cette fin de campagne électorale, la Ville interpelle donc les différents candidats et partis politiques quant à leurs réelles intentions vis-à-vis cet important projet de développement du port de Valleyfield.

