Printemps-bénéfice

Printemps-bénéfice

Le déjeuner-bénéfice du Club des petits déjeuners s'est tenu le 15 février dernier.

Crédit photo : Jean Laramée - L'Information d'affaires d'ici

Nous sommes aux portes de la saison des activités de financement de plusieurs organismes culturels. Certains diront qu’il y a trop de ces événements et que les organismes, autant que les donateurs, s’épuisent et brûlent leur réseau. Agrandir le cercle des initiés est donc essentiel. Considérant les nombreuses bonnes raisons de participer à une activité, les nouveaux adeptes y trouveront assurément leur compte.

Motivations personnelles et sociales

L’adage dit que l’on récolte ce que l’on sème. Pour les gens généreux, donner est source de joie et de bien-être. Le fait de s’associer à une cause et d’y croire procure un sentiment d’empathie et une bonne dose d’estime de soi.

Si la décision de participer à un événement-bénéfice est motivée par la générosité, il n’en demeure pas moins que ce sera l’occasion de vivre un moment de plaisir. Les activités proposées sont souvent prestigieuses et organisées avec beaucoup de soin. Tout est mis en œuvre pour faire vivre une expérience mémorable aux participants. Les organisateurs d’événement-bénéfice sont aussi conscients du désir des participants d’agrandir leur cercle et de nouer des relations privilégiées. Ils s’assurent donc de faciliter les échanges en laissant une place importante au réseautage.

Et s’il faut un incitatif supplémentaire pour prendre part à un événement-bénéfice, le retour sur investissement est à prendre en compte. En effet, dans la majorité des cas, l’organisme offre un reçu de charité pour la part admissible du billet qui représente le montant du don. Réseauter, manger, s’amuser et réduire ses impôts, qui dit mieux?

Mais encore…

Pour les organismes culturels, les activités-bénéfices agissent comme un levier. En plus de leur permettre d’amasser des fonds, elles sont des occasions de mobiliser une communauté, de se faire connaître auprès d’un nouveau public, d’attirer l’attention sur leur mission et de trouver de nouveaux ambassadeurs. Il serait donc surprenant de voir disparaître la saison des soirées mondaines, quoique les propositions d’activités sont de plus en plus diversifiées et accessibles à une large clientèle.

Le philanthrope d’aujourd’hui revêt plusieurs visages. L’altruisme ne se mesure pas à la hauteur d’un don, mais plutôt au désir sincère de participer à un mouvement collectif dont le cumul des contributions permet un réel impact dans la collectivité.

L’auteure est agente de développement de Culture Montérégie et coordonne le projet Arts Affaires Montérégie.

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