Des investissements supplémentaires de 11,2 M$ ont été annoncés afin de favoriser les entreprises qui revoient leur organisation du travail afin de faire des gains en productivité, notamment lors de l’acquisition de nouvelles technologies.

Ces sommes ont été dévoilées par le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale Jean Boulet, le 27 février. Elles s’ajoutent aux 22 M$ destinés aux projets de soutien en gestion des ressources humaines.

Ainsi, le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale couvrira 85 % des frais liés à la réorganisation du travail pour accroître leur productivité, plutôt que le maximum de 50% qui était jusqu’à maintenant proposé.

«Dans le contexte économique actuel où la rareté de la main-d’œuvre se fait sentir, les entreprises québécoises doivent revoir leur organisation du travail pour accroître leur productivité et assurer leur développement, a relevé M. Boulet. Je crois que cette mesure, jumelée à celle concernant la formation des travailleurs, encouragera plusieurs entreprises à investir pour augmenter leur productivité.»

En vigueur dès le 4 mars, cette mesure touchera près de 1200 entreprises par année. La planification stratégique, la gestion prévisionnelle de la main-d’œuvre, l’optimisation des processus et la gestion du changement sont aussi visées par cette mesure.

La vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique Geneviève Guilbault a soulevé que «la compétitivité des entreprises doit être renforcée pour qu’elles soient en mesure de faire face aux importants défis d’aujourd’hui et de demain».

L’annonce a été bien accueillie par la Fédération des chambres de commerces du Québec (FCCQ).

«La rareté de main-d’œuvre due à la bonne performance de l’économie et le vieillissement de la population commandent aux entreprises québécoises d’accroître leur efficacité opérationnelle et leur productivité», a mentionné le président-directeur général Stéphane Forget.

Il cite une étude sur les Freins à l’investissement numériques des entreprises du secteur manufacturier, rappelant que le taux d’automatisation des opérations est seulement de 25 % dans les entreprises québécoises, alors qu’il est de 55% aux États-Unis.

Grâce à cette nouvelle mesure, le gouvernement rend disponibles des outils fiscaux additionnels qui donneront des moyens aux entreprises québécoises de rivaliser dans un univers où la concurrence est forte, est d’avis la FCCQ.

« La volonté du gouvernement de soutenir les efforts d’amélioration de la productivité faits par les entreprises québécoises mérite d’être soulignée, car c’est ce qui permettra au Québec de poursuivre sa croissance économique», a conclu M. Forget. (A.D.)