La Chambre de commerce et d’industrie de Vaudreuil-Soulanges (CCIVS) accueille favorablement l’engagement des candidats Olivier Bertin-Mahieux dans Soulanges et James Hughes dans Vaudreuil, d’inscrire au Plan québécois des infrastructures (PQI) le projet de prolongement de l’autoroute 20 à Vaudreuil-Dorion advenant l’élection d’un gouvernement libéral le 5 octobre.

Cette promesse a obtenu l’appui du chef du Parti Libéral du Québec, Charles Milliard.

Pour la CCIVS, cette annonce représente un signal positif dans un dossier qui dépasse largement les lignes partisanes. «Le parachèvement de l’A20 constitue depuis des décennies une priorité de mobilité régionale, mais aussi un enjeu directement lié à la fluidité des échanges, à l’accès aux commerces et aux entreprises et à la capacité de Vaudreuil-Soulanges de soutenir sa croissance économique», indique Frédérick Perrier, directeur général de la CCIVS.

«Après plus de 60 ans, notre région ne peut plus se contenter de voir ce dossier revenir d’élection en élection. L’engagement de l’inscrire au PQI est important parce qu’il permettrait enfin de faire entrer le projet dans la planification officielle du gouvernement. Nous accueillons donc favorablement cette annonce, tout en rappelant que l’objectif demeure la réalisation. Pour nos entreprises, nos travailleurs et nos citoyens, l’autoroute 20 est à la fois un enjeu de mobilité, de fluidité commerciale et de développement économique. Nous souhaitons maintenant voir des engagements clairs et concrets de l’ensemble des formations politiques», déclare Frédérick Perrier.

Un dossier qui traverse plus de six décennies

Le directeur général rappelle que le dossier du parachèvement de l’autoroute 20 ne date pas d’hier. Des documents municipaux rappellent que sa planification remonte à 1964. Au début des années 2000, le ministère des Transports indiquait déjà que l’étude d’impact environnemental et la préparation de l’avant-projet étaient en cours pour le secteur de Vaudreuil-Dorion et de L’Île-Perrot. En 2009, Transports Québec publiait un document spécifiquement consacré au parachèvement de ce lien autoroutier.

La mobilisation s’est poursuivie au fil des années. En 2015, le Programme particulier d’urbanisme du secteur Harwood de Vaudreuil-Dorion prévoyait déjà la complémentarité du redéveloppement du secteur avec une autoroute 20 parachevée. En septembre 2024, une pétition réunissant 16 222 signataires a été déposée à l’Assemblée nationale. Malgré cette mobilisation, le parachèvement de l’A20 ne figurait toujours pas parmi les investissements routiers annoncés par le MTMD pour 2026-2028.

Un enjeu de transport et de développement économique

Pour la CCIVS, la question dépasse les temps de déplacement. La prévisibilité du réseau routier influence directement les coûts logistiques, les horaires de livraison, l’attractivité des secteurs commerciaux et industriels, la mobilité de la main-d’œuvre et les décisions d’investissement des entreprises de Vaudreuil-Soulanges.

L’inscription au PQI : un premier jalon déterminant

Le Plan québécois des infrastructures est l’outil de planification sur dix ans des investissements publics du gouvernement du Québec. Pour les projets majeurs, le cheminement gouvernemental distingue notamment les étapes « à l’étude », « en planification » et « en réalisation ». Une inscription au PQI ne signifie donc pas une construction immédiate, mais elle constitue un passage déterminant pour encadrer les études de besoins et de coûts, préciser la solution, établir les paramètres du projet et, ultimement, autoriser sa réalisation.

Une priorité régionale qui doit rallier les partis

La CCIVS invite maintenant l’ensemble des formations politiques à préciser leur position sur le parachèvement de l’autoroute 20 et, surtout, les gestes concrets qu’elles entendent poser pour faire avancer le dossier. «La Chambre poursuivra ses représentations auprès des candidats et des prochains élus afin que la mobilité et les infrastructures de transport de Vaudreuil-Soulanges demeurent au cœur des priorités économiques régionales», conclut Frédérick Perrier.