EMPLOI. La Montérégie est la région au Québec où le plus grand nombre d’emplois a été créé au cours des six premiers mois de l’année, selon Emploi Québec. La 2e région en importance démographique se classe également dans le top 5 en ce qui a trait à l’accroissement de sa population… mais aussi de son taux de chômage.
Lors du premier semestre de 2016, la Montérégie a affiché un gain net de 10 500 emplois. La région se retrouve ainsi au sommet du palmarès, une position qui lui est familière.
«La Montérégie se tire généralement assez bien d’affaire, indique Mario Choquette, économiste pour Emploi Québec. Ça repose essentiellement sur sa diversité économique; il n’y a pas de pêche ou de foresterie, mais pratiquement tous les autres secteurs y sont présents.»
En termes de chiffres bruts, le domaine où il s’est créé le plus d’emplois est celui des services, avec 19 800 nouveaux postes. Le secteur manufacturier a quant à lui généré 9800 emplois supplémentaires.
Première en chiffres… mais pas au sommet
Si la Montérégie domine en termes de chiffres absolus, les pourcentages viennent toutefois nuancer les résultats.
Quatre régions ont affiché un meilleur rendement de leur taux d’emploi, dont le Bas-Saint-Laurent et la Côte-Nord–Nord-du-Québec, qui montrent une croissance respective de 7,3 et 6,2%. La Mauricie et l’Outaouais se hissent quant à elles aux 3e et 4e rangs avec des croissances de 4,3 et 1,9%.
La croissance de 1,4% affichée par la Montérégie reprend toutefois de son lustre quand on la compare avec celle des régions voisines. Montréal n’a affiché qu’un taux de croissance de 0,7%, créant deux fois moins d’emplois que son voisin de la rive sud du fleuve. La Rive-Nord ne fait guère mieux, la région de Laval ayant connu une baisse de 4,7%.
Question de population active
Les chiffres de Laval s’expliquent du fait que la population active – le nombre de personnes de 15 ans et plus en emploi ou en chômage – a connu une chute pratiquement identique, le taux de chômage restant presque intact.
À l’inverse, la population active de la Montérégie a augmenté de 2%, contre une hausse de 1,4% du nombre d’emplois. Cela a eu pour effet d’accroître le taux de chômage de la région, qui est passée de 5,8 à 6,3%, demeurant tout de même parmi les cinq meilleurs taux régionaux.
À l’échelle du Québec, l’emploi a augmenté de 0,4% (près de 15 000 emplois), la population active de 0,1% (6400 personnes) et le taux de chômage est passé de 7,6 à 7,4%.
Les Montérégiens sont les plus nantis du Québec
Selon le Panorama des régions publié par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), les Montérégiens occupent le 1er rang des régions disposant du plus grand revenu, avec une moyenne de 27 246$ par habitant, enregistrant la 4e meilleure croissance de la province avec 1,7%. C’est la première fois depuis 2011 que la région domine cette catégorie.
La MRC de la Vallée-du-Richelieu présente le meilleur revenu disponible de la région, se hissant au 4e rang de la province, avec une moyenne de 30 670$. À l’inverse, la MRC du Haut-Saint-Laurent montre le 3e plus bas revenu disponible de la province avec 21 385$.
Le revenu disponible est la somme restante aux résidents, après impôts et cotisations, destinée à la consommation de biens et services. La moyenne québécoise se situe à 26 046$.
Le taux de travailleurs y est probablement pour quelque chose puisque la Montérégie présente l’un des meilleurs taux de la province. Quatre des dix MRC affichant le meilleur taux sont situées de la région.

