Mieux comprendre l’intelligence artificielle

Mieux comprendre l’intelligence artificielle

Crédit photo : Depositphotos

L’intelligence artificielle (IA) est sur toutes les lèvres ces dernières années. Les grandes comme les petites entreprises découvrent les utilités de cette science des données, que l’on mélange souvent avec la robotique.

«Les gens ont souvent l’image des robots, explique Frédéric Laurin, directeur partenariats de Mila – Institut québécois d’intelligence artificielle. En pratique, la robotique est un domaine en soi. L’IA, ça s’applique sur votre téléphone, sur les moteurs de recherche, dans des sens beaucoup plus larges que les robots.»

L’IA concerne en fait l’utilisation des ordinateurs pour imiter les fonctions cognitives de l’homme. Les machines apprennent par elles-mêmes en analysant des données qui leur permettent d’effectuer des tâches optimisées par des algorithmes.

On la retrouve déjà dans bien des domaines comme la médecine, les automobiles (voitures autonomes), les finances et le commerce au détail.

L’IA dans les PME

Les petites ou moyennes entreprises peuvent bénéficier de l’IA en faisant étiqueter les données qu’elles possèdent, que ce soit des textes, des images ou des chiffres. Certaines entreprises, comme Amazon Mechanical Turk, sont spécialisées dans le recrutement de personnes pouvant étiqueter les données.

«L’idée générale est de montrer des exemples au système avec des étiquettes, et c’est là où le système apprendra, dit M. Laurin. Pour détecter un chat ou un chien, par exemple, il faut à la base qu’il y ait beaucoup de chats ou de chiens et qu’ils portent la bonne étiquette.»

Pour l’instant, l’IA s’applique surtout dans un contexte dit «supervisé» (avec des étiquettes) et peut surtout accomplir des tâches «assez répétitives», précise-t-il toutefois.

Conseils précieux

Mila aide les entreprises à s’initier à l’IA par différents moyens, notamment par le biais du programme d’aide à la recherche industrielle (PARI) du gouvernement du Canada.

«Le rôle principal de Mila est de continuer à faire de la recherche fondamentale de haut niveau et de travailler à transférer ces connaissances aux entreprises», mentionne le directeur partenariats.

L’équipe de transfert technologique conseille notamment les entreprises sur la manière de structurer leurs données et d’appliquer les algorithmes.

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