Luminaires Paul Grégoire brille au cinéma

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Par Vicky Girard
Luminaires Paul Grégoire brille au cinéma
Johanne Grégoire et des «lampadaires typiques» utilisés dans plusieurs films. (Photo : Vicky Girard)

Peu de gens portent attention à tous les détails des décors d’un film. Ils ignorent alors probablement que des créations sur mesure de l’entreprise Luminaires Paul Grégoire font partie d’une centaine de productions cinématographiques et télévisuelles depuis près de 20 ans. 

On retrouve les luminaires de ce commerce situé à Sainte-Catherine dans plus d’une centaine de films, dont des productions américaines qui ont atteint le box-office. La somme de toutes les peurs, mettant en vedette Ben Affleck et Morgan Freeman, a été le premier long métrage à utiliser une création de l’entreprise, en 2001.

«Dans les plus gros, je nommerais L’Étrange histoire de Benjamin Button avec le beau Brad Pitt et Attrape-moi si tu peux», laisse savoir Johanne Grégoire qui a pris la relève de l’entreprise familiale.

Son frère Denis Grégoire se souvient pour sa part d’un élément lumineux dans le film Cruising Bar et de la scène précise où on l’aperçoit, puis d’une pièce de type murale pour les décors d’un poste de police pour une autre production, notamment.

«J’ai touché un lampadaire que Brad Pitt a touché!»

-Johanne Grégoire

Le plus marquant pour lui a été une conception pour un film tourné à Dorval.

«C’était un lampadaire à quatre faces placé dans un rond-point. On le voyait très bien pendant une scène où les voitures tournaient autour», relate-t-il.

Relocation  

De l’équipement peut être reloué ou modifié pour d’autres productions et c’est fréquemment ce qui se produit. Des luminaires sont aussi utilisés dans des spectacles de musique.

«C’est un beau défi d’avoir à concevoir des pièces selon des critères précis. Pour les lampadaires du film Home Alone 2 [tourné sur la Rive-Sud] ç’a pris deux mois et demi d’ouvrage», indique M. Grégoire.

Sa sœur ajoute qu’ils doivent tenir compte de l’époque mise en scène.

«Si c’est une histoire dans les années 50 ou les années 80, il faut faire des recherches, puisque les tendances changent à chaque époque. Ce qu’il y a dans les rues aujourd’hui est différent», dit-elle.

Quelques secondes

Écouter les films ou émissions télévisées dans lesquels apparaissent leurs créations est «spécial» pour Johanne et Denis Grégoire.

«Parfois on appuie sur pause pour les voir pendant quelques secondes. On s’est beaucoup amusé à regarder le générique pour voir notre nom dans les premiers films auxquels on a collaboré», confie Mme Grégoire.

M. Grégoire ajoute quant à lui que pour une scène de 30 secondes, une production cinématographique a déjà commandé une géante horloge à quatre faces d’une valeur de près de 6 000$. Cette création a nécessité une quarantaine d’heures de travail.

Renom dans le milieu

Luminaires Paul Grégoire ne publicise pas ses services de création et de location d’équipement. Le commerce s’est fait un nom après quelques collaborations «par hasard» avec des compagnies de production.

«On est maintenant reconnus dans le milieu. Les gens ne le savent pas, mais nos luminaires sont vus partout sur la planète! On est fiers de ça» dit Mme Grégoire.

Son frère ajoute qu’il s’agit d’un gagne-pain pour l’entreprise, mais que c’est aussi une façon de poursuivre le travail «du paternel», qui a démarré ce projet.

Au-delà d’équipement lumineux, l’entreprise a également fait des animaux en fibre de verre pour le cinéma et des terrains mini-golf, entre autres. Elle a notamment créé la célèbre vache de la Boucherie Larrivière.

Quelques films avec leurs créations  

Cruising Bar

L’Étrange histoire de Benjamin Button

Attrape-moi si tu peux

La somme de toutes les peurs

Le déserteur

Le jour d’après

The Punisher

Home Alone 2

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