Les fermes florales se débrouillent bien malgré la crise

Les fermes florales se débrouillent bien malgré la crise
(Photo : Rebecca Matthews - Pixabay)

Un texte de David Riendeau – Collaboration spéciale de La Terre de chez nous

Avec une saison des mariages à l’eau en raison de la pandémie, les fermes florales ont dû redoubler de créativité pour adapter leur modèle d’affaires. Contre toute attente, leurs fleurs fraîches connaissent une grande popularité auprès des consommateurs.

«Au début de la pandémie, on a eu une passe « tout va bien ». Puis, une semaine avant les récoltes, on s’est demandé si on devait mettre la clé sous la porte en voyant les gens perdre leur emploi. Est-ce qu’ils auraient de l’argent pour acheter des fleurs?, confie Chloé Roy, copropriétaire de Floramama. Finalement, ça s’annonce pour être une meilleure saison que l’année dernière!»

Dans les premiers jours de la crise, sa ferme florale située à Frelighsburg, en Montérégie, a vu la totalité de ses ententes d’approvisionnement pour les mariages être annulée, ce qui représente 15% de son chiffre d’affaires. Fort heureusement, la productrice a pu éviter le pire grâce à ses autres canaux de distribution, comme les marchés d’alimentation Avril et les abonnements. «Cette année, on est passé de 200 à 225 abonnés et on a été en rupture de stock pendant plusieurs semaines.»

L’entreprise Floramama s’est également démenée pour lancer une boutique en ligne avec un service de livraison à vélo dans Montréal juste à temps pour la fête des Mères. La formule a connu un franc succès, assure Mme Roy.

La ferme Au Beau Pré en était à amorcer sa période de réservation pour les mariages quand la vague de la COVID-19 a déferlé sur le Québec. «Quand les fleuristes et les designers m’ont dit qu’il n’y aurait que très peu de mariages cet été, je me suis retournée tout de suite vers les abonnements. Je pensais en faire 50. Finalement, j’en ai vendu 100 en une semaine», lance avec soulagement sa présidente Sarah Beaupré-Quenneville, dont la ferme familiale de Saint-Anicet, en Montérégie, se spécialise depuis plusieurs années dans la production de bulbes de dahlias.

À la ferme Écru-Fleurs, on signale que les événements comme les mariages comme été repoussés à une date ultérieure. Sa propriétaire Catherine Audet prévoit écouler ses fleurs cultivées et sauvages sous forme de bouquets par abonnements ou sur commande.

«J’ai reçu une réponse favorable à la fête des Mères et j’ai atteint mes objectifs d’abonnements pour cette raison. On sent que les consommateurs veulent s’approprier les produits d’ici et les fleurs n’y font pas exception. Elles amènent du réconfort à une époque où les gens en ont bien besoin», explique la productrice de Sutton, en Montérégie.

Formule par abonnement

Les trois productrices s’entendent pour dire la formule par abonnement leur procure une certaine prévisibilité des revenus tout en développant une relation personnalisée avec les consommateurs.

«Évidemment, il est plus facile d’avoir un ou deux fournisseurs, mais c’est très enrichissant de développer contacts directs avec les clients. Ils vous suivent de près et vous appuient», témoigne Sarah Beaupré-Quenneville.

Dans le même esprit que les paniers bios, les abonnements floraux consistent à payer en début d’année pour avoir droit à un certain nombre de bouquets de fleurs fraîches dont la composition variera au fil de la saison.

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