Les défis du taxi en temps de COVID

Les défis du taxi en temps de COVID
Derrière le volant de son taxi, Claude Leboeuf est séparé et donc protégé des occupants par un Plexiglass. (Photo : (Photo Information d'Affaires d'ici - E.T.))

L’habitacle d’une voiture n’est pas conçu pour faciliter la distanciation sociale. Malgré tout, Taxi Venise n’a jamais arrêté son service, même au plus fort de la crise.

Claude Leboeuf évoque avec fierté que Taxi Venise a été la seule compagnie du Sud-Ouest à ne jamais avoir arrêté de transporter des gens durant la crise sanitaire. Dans le plus fort, une douzaine de véhicules arpentaient les rues de la ville. Puis, dès que pans d’activités ont réouverts, les taxis ont davantage pris la route.

La fermeture plus tôt des restaurants et bars a eu peu d’impact sur l’industrie. «Nous autres ça a marché les partys dans les maisons, assure-t-il. Pas des partys à 25 ou 50 personnes. Dix ou 12 jeunes sur le bord d’un feu cet été, c’est arrivé. »

Le conducteur d’expérience a ensuite expliqué quelles mesures doivent être appliquées.

«On n’a plus le droit d’embarquer de passager en avant, avance-t-il. C’est maximum 2, ou 3 personnes s’ils habitent à la même adresse.»

Vingt-huit des 29 voitures sont dotées d’un Plexiglass entre les deux banquettes. Pour le véhicule qui n’est pas équipé, le chauffeur et les usagers doivent porter le masque. Le couvre-visage devient aussi obligatoire lorsque le chauffeur doit prêter assistance à son passager.

Celui qui cumule 26 ans d’expérience dans le taxi indique que l’aération est la clef du succès. Sa voiture est aussi désinfectée régulièrement. «On refuse personne et on est installé pour être sécuritaire, assure-t-il. En sept mois, on a eu personne de malade dans le staff. Et on en a embarqué du monde pour aller se faire tester. »

Des six conducteurs de 70 ans et plus dans le personnel de Taxi Venise, il n’en reste plus qu’un seul. Dès le début de la pandémie, il avait été recommandé que les septuagénaires s’isolent. «Même moi, j’ai arrêté deux mois, indique M. Leboeuf. Je suis diabétique sur l’insuline; il n’y avait pas de chance à prendre. »

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