Le slogan marquant de 2019 : «On embauche!»

Le slogan marquant de 2019 : «On embauche!»
René Vézina (Photo : Gravité Média)

En cette fin d’année, on peut songer à plein de faits qui ont marqué l’actualité économique, mais la rareté de main-d’œuvre à travers le Québec se retrouve certainement dans les premières places.

Même si le plus récent bilan de Statistique Canada pour novembre a montré un brusque fléchissement du marché du travail, avec 45 000 emplois perdus juste au Québec, le taux de chômage, ici, demeure inférieur à la moyenne nationale. Et pour cause: le taux de postes vacants au Québec est les plus élevé au pays, à 3,6%. Autrement dit, en moyenne, une entreprise qui compte 100 employés pourrait en embaucher presque 4 de plus, si elle pouvait les trouver.

Là aussi, on vient quand même de noter un léger fléchissement au troisième trimestre, en fonction du dernier relevé qui vient d’être dévoilé par Statistique Canada. En nombre absolu, le nombre de postes à pourvoir est passé de 140 420 à 137 530. C’est la première fois depuis des années que ce chiffre décline.

N’empêche: sur une base annuelle, il reste en forte progression. Et la Montérégie n’est pas épargnée.

La hausse moyenne de postes vacants à combler au Québec est de 16% par rapport au troisième trimestre de 2018. Mais en Montérégie, elle atteint 18%, bien plus que le 12,5% qu’on note à Montréal. La force de l’économie régionale comporte en même temps sa part de défis.

Les secteurs qui souffrent le plus – et ça n’étonnera personne – sont ceux du commerce de détail et des soins de santé. Il suffit de regarder les vitrines des magasins pour voir un peu partout des affiches «On embauche». Et c’est pareil pour le réseau de la santé, public comme privé. Le personnel est insuffisant.

Cette situation n’est malheureusement pas amenée à se résorber, à moins d’une chute brutale de l’économie. Le vieillissement continu de la population québécoise continue de peser lourd, encore que la Montérégie demeure une des trop rares régions qui parvient à se tirer d’affaire: l’âge médian de sa population était en 2017 de 42,6 ans, pratiquement la moyenne québécoise. Seules celles du Nord du Québec, de Montréal, de Laval et de l’Outaouais sont plus jeunes.

Il faut aussi s’attendre à voir rebondir tout le débat sur l’immigration en 2020. À défaut de solution miracle, l’apport des nouveaux arrivants demeurera crucial… si le Québec réussit à relever l’incontournable défi de leur pleine intégration dans la société.

René Vézina

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