Le plus important circuit agrotouristique au monde en chantier

Le plus important circuit agrotouristique au monde en chantier
Les participants à la première rencontre officielle, qui a eu lieu au Vermont, le 21 juin. (Photo : Gracieuseté - David Gillespie)

Un texte de Rosalie Dion – Collaboration spéciale de La Terre de chez nous

Mille cinq cents kilomètres. C’est la distance estimée du circuit Canamex, qui reliera un grand nombre de producteurs au Québec, en Ontario, au Vermont et à New York pour permettre un partage de culture et encourager l’agriculture durable. Tel est le projet de David Gillespie, un résident du village de Chapeau, dans la municipalité de Pontiac.

Ce projet, dont le nom signifie Canadian-American exchange, M. Gillespie y songeait depuis 2002, mais il n’a été officiellement mis en branle qu’en 2016. L’ancien producteur de lait de vache avait mis la clé sous la porte de sa première ferme en 1992 afin de s’adonner à une tout autre exploitation de plus petite envergure : celle des brebis, du foin et des céréales. Passionné par le milieu agricole, il rêvait d’un circuit qui favoriserait le tourisme gourmand et la visibilité des petits et moyens producteurs du Canada et des États-Unis.

Présentement en pourparlers avec de nombreux représentants politiques, M. Gillespie considère que le processus va bon train. « Avec ce projet, on ne vient pas réinventer la roue, soutient-il. On ne fait que lier les différents circuits et routes qui existent déjà au Québec. » Pour nos voisins du Sud, par contre, un travail de logistique plus important est à faire puisqu’ils n’ont pas un réseau aussi bien développé. Chez nous, le Circuit du Paysan, la Route des vins, le Circuit Pique-Nique et Outaouais Gourmet feront entre autres partie de l’aventure. Le 1er vice-président de la Fédération de l’UPA de la Montérégie, Jérémie Letellier, affirme qu’il donne un coup de main au promoteur, mais sans plus. Il ajoute qu’il croit que « ce projet pourrait avoir des retombées intéressantes pour les productions québécoises ».

Le projet, encore trop embryonnaire pour recueillir quelques témoignages que ce soit de la part des représentants des routes agrotouristiques, demeure cependant « un bon moyen pour attirer les gens et parler à une nouvelle clientèle qui se trouve de l’autre côté de la frontière », selon Guylaine Beaudoin, conseillère en développement touristique au Centre local de développement Brome-Missisquoi, qui est responsable de la Route des Vins.

Tournées à venir

L’agenda estival de M. Gillespie est bien rempli. Afin de faire connaître son projet, il participe à plusieurs entrevues télévisuelles et radiophoniques des deux côtés de la frontière. Les 29 et 30 août prochains, il fera une tournée médiatique qui débutera à Pontiac pour se terminer au Parlement d’Ottawa. Il s’envolera ensuite pour l’Italie à compter du 7 novembre pour le premier congrès international de l’agrotourisme, qui aura lieu dans la ville de Bolzano, au nord du pays.

Une année de réflexion

« On a failli abandonner après l’élection de Trump. Je me suis dit : “Oh, mon Dieu, c’est certain que mon projet va tomber à l’eau!” », a lancé le principal instigateur du projet. Après de longues réflexions, il a opté pour un total de quatre régions, en excluant Washington des plans. Aucune date n’est encore fixée pour la conception d’une carte officielle ou d’un site Web.

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