Le nouveau Scoope en matière de transport adapté

Le nouveau Scoope en matière de transport adapté
(Photo : Pierre Langevin)

L’utilisation du quadriporteur s’est répandue au tournant du millénaire. Une aide à la mobilité motorisée qui a beaucoup évolué depuis. À Valleyfield, Boutin Quadriporteur propose la Scoope, un engin qui révolutionne les transports.

«J’en ai rentré 10 il y a trois semaines et ils se sont tous vendus, a indiqué Sylvain Boutin. J’en attends 20 autres directement de la Chine et certains sont déjà vendus. »

Dans le pays où sont produits ces engins électriques, il s’agit véritablement d’une voiture. Elle est munie d’un volant et avance avec une commande au plancher. Ici, afin d’être considérée comme un quadriporteur, c’est un guidon qui a été installé avec les commandes pour le propulser, un peu comme une moto.

Ce quadriporteur est muni de toutes les innovations technologiques que l’on peut retrouver sur un véhicule.

À peine plus petite qu’un Smart, elle est dotée d’un toit ouvrant, de la radio, du port USB d’un dispositif bluethooth et d’une caméra de recul.

À bord d’une machine qui peut atteindre 40 km/h, les utilisateurs se sentent plus en sécurité en raison de l’habitacle complètement fermé.

«Il s’agit d’une aide à la mobilité, précise M. Boutin. Souvent, la maladie ou la perte du permis amène les gens à se procurer un appareil. Mais ça a tellement évolué avec le temps.»

Boutin Quadriporteur dit vendre entre 110 et 120 machines en tout genre par année. Sylvain Boutin réparait quelques machines au départ à la maison. Puis, il voyait la popularité grandissante alors il s’est mis à acheter puis revendre des quadriporteurs. Mais la Scoope génère un pouvoir d’attraction inégalé. C’est directement en Chine qu’il a découvert cette machine et il a tout de suite constaté son potentiel.

«C’est la machine du futur. Celle qui fait fureur en ce moment.»

– Sylvain Boutin

 

Le Scoope est à peine plus court qu’une voiture de type Smart.

Un peu d’éducation

Le ministère des Transports a instauré un projet pilote en 2015 pour encadrer la conduite des aides à mobilité motorisées. Celui se prolonge jusqu’au 1er juin 2020 et se veut utile puisque le Code de la sécurité routière ne règlemente pas encore sa conduite.

«Chaque client, je dois l’instruire un peu, avoue M. Boutin. Ce n’est pas une moto ou une auto; je dois lui dire où il a droit de rouler avec ça. Il y a une réglementation à suivre parce qu’on peut recevoir un ticket »

Une famille dans le transport

Son grand-père, Armand, était spécialiste des transmissions automatiques dans les années 1950. Son père Yves a créé un centre de motos en 1966 avant de démarrer, près de 10 ans plus tard, une concession Honda.

Quant à Sylvain, il a vendu plusieurs Pony de marque Hyundai avant de découvrir le potentiel des quadriporteurs.

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