Le manque de main-d’œuvre dans la région se fait sentir

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Par Yanick Michaud
Le manque de main-d’œuvre dans la région se fait sentir
(Photo : Depositphotos)

L’homme d’affaires Jean-François Blanchard a récemment soulevé le besoin criant de main-d’œuvre dans la région en lançant un signal d’alarme.

«Nous vivons une pénurie et c’est un enjeu régional. Au cours des cinq à six prochaines années, il y aura plus de 2 G$ d’investissements dans la grande région, incluant les 1,5 G$ pour l’hôpital. Ça prendra des gens pour travailler. Nous n’acceptons pas d’être mis de côté au profit des grands centres. On ne veut pas que les ministères nous laissent tomber. La région est en développement et il y aura plus de 5000 postes à combler dans les prochaines années. Je lance un cri du cœur pour toute la Montérégie-Ouest», a plaidé celui qui devra entre autres trouver 70 employés pour l’agrandissement de son CHSLD à Vaudreuil-Dorion.

La sortie de Jean-François Blanchard, également engagé dans les chambres de commerce de la région et de nombreux comités, est arrivée à l’issue d’une conférence d’Alliance-Diversité.

Le panel composé d’avocats, d’experts, de professeurs et de fonctionnaires a mentionné toutes les possibilités, mais aussi les difficultés à mettre la main sur des employeurs issus de l’immigration.

Un emploi en sol québécois

En fait, la Fédération des chambres de commerce du Québec a mis sur pied un programme afin de permettre aux citoyens issus de l’immigration, de se trouver un travail dans la province. Les Chambres de commerce de Vaudreuil-Soulanges et de Beauharnois-Valleyfield-Haut-Saint-Laurent ont sauté à pieds joints dans l’initiative.

Les dirigeants ont lancé une série de conférences, qui doivent mener au 16 mai, alors qu’une cohorte de candidats immigrants participeront à une série d’entrevues et à une livraison d’informations sur la région.

Toutefois, pour les panélistes réunis lors de l’allocution, il n’est pas si simple de recourir au recrutement d’immigrants en entreprise. Les délais sont longs et il y a des coûts.

«L’idéal c’est de consulter Services-Québec, la porte d’entrée pour les ministères, mais surtout de regarder à recruter localement. Il ne faut pas voir le recrutement local comme une montagne. Le recrutement international peut-être long et fastidieux. La règle au Canada c’est de privilégier les gens ici, avant d’engager à l’International. Tous les efforts nécessaires doivent être déployés», ont dit en bloc les intervenants, s’éloignant de la mission première de la rencontre.

Ils ont toutefois tempéré en disant que les efforts en valaient parfois la chandelle, mais aussi que le nombre de services et de programmes est immense, c’est l’accès à l’information qui est difficile.

«D’où l’utilité de recourir à Services Québec, ou des organismes comme le CRESO, Réseau-emploi-entrepreneurship, Synergie Vaudreuil-Soulanges, entre autres. La Commission scolaire peut aider avec l’offre de francisation. Ces organismes s’occupent de l’accueil des employés et de les diriger vers les employeurs », ont ajouté en substance les panélistes. Ils ont conclu en prétendant que le redéploiement du ministère de l’Immigration, Diversité et Inclusion Québec dans les régions va beaucoup aider.

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