La région évitera (pour l’instant) le remue-ménage causé par le REM

La région évitera (pour l’instant) le remue-ménage causé par le REM
René Vézina (Photo : Gravité Média)

«Le plus grand projet de transport collectif dans les 50 dernières années au Québec», dit-on. Autrement dit, depuis la mise en service du métro de Montréal.

C’est ainsi qu’on présente le REM sur le site de NouvLR, le consortium qui a obtenu de la Caisse de dépôt et placement du Québec le mandat de mettre en place le Réseau express métropolitain, soit le REM.

Oui, le projet est impressionnant. Des trains aux 2 minutes 30 secondes sur 67 kilomètres de la Rive-Sud à la Rive-Nord, entrecoupés de 26 stations. Un chantier gigantesque, qui coûtera au bas mot 6,3 G$, et qui devrait – théoriquement – être complété en 2023… entraînant d’ici là bien des désagréments. Surtout sur la Rive-Nord, et dans une moindre mesure sur la Rive-Sud.

Le Sud-Ouest semble pour l’instant épargné, mais ça dépendra de la suite des événements.

Ce sont les 15 000 personnes qui prennent tous les jours les trains de banlieue à partir de la station de Deux-Montagnes, au nord-ouest de Montréal, qui seront les plus affectés dès le début janvier. Finie la liaison directe avec Montréal puisque le tunnel sous le mont Royal, qui leur permettait de rejoindre le centre-ville, sera en plein réaménagement. Ce sera pareil pour les usagers du train de l’Est en provenance de Mascouche.

Du côté sud? Moins d’ennuis, encore que les gens dans le secteur de Brossard et de Saint-Lambert devront progressivement faire leur deuil des autobus qui les conduisaient directement vers Montréal puisqu’ils seront appelés à se rabattre vers les trois stations du REM Brossard.

Plus à l’ouest? Le train entre Delson et Montréal est pour l’instant épargné. Aucune entrave n’est prévue. Ouf! Et tant mieux, parce que de tous les circuits de banlieue, c’est celui qui a enregistré la plus forte hausse d’achalandage en 2018, soit 5,8%, comme le rapportait Le Reflet en juillet dernier. Et les nouveaux trains qui entrent en service devraient pouvoir transporter encore plus de passagers.

Oui, mais que risque-t-il d’arriver si exo, l’organisme qui gère les trains de banlieue, se retrouve avec un manque à gagner en raison des contraintes que lui imposera le déploiement du REM?

Va-t-on étaler les sacrifices sur l’ensemble du réseau? Même là où il n’y pas d’incidences immédiates?

Il faut souhaiter que les usagers, comme les dirigeants municipaux de la région, demeurent vigilants.

René Vézina

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