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Impact économique des cyclistes : des entreprises du Roussillon « surprises »

le mercredi 02 avril 2025
Modifié à 16 h 51 min le 02 avril 2025
Par Tristan Ouimet, Initiative de journalisme local

touimet@gravitemedia.com

David Bergeron, PDG de la Chambre de commerce et d’industrie du Grand Roussillon, indique que des représentants d'entreprises étaient surpris des avantages de la clientèle cycliste dans les commerces. (Photo : gracieuseté Geneviève Gagnon photographie)

Plusieurs représentants d’entreprises du Roussillon, qui ont assisté à la conférence de Guillaume Lavoie sur la véloéconomie lors d’un événement de la MRC le 17 mars, ont été «surpris» de voir les retombées économiques des cyclistes dans les commerces du Québec.  

C’est ce que rapporte David Bergeron, PDG de la Chambre de commerce et d’industrie du Grand Roussillon (CCIGR), qui a également assisté à cette conférence, où M. Lavoie avait notamment indiqué que les cyclistes peuvent rapporter environ 24% de plus dans les caisses des commerces de proximité.

«Beaucoup de gens ont été interpellés par l’augmentation de l'achalandage dans les commerces où la piste cyclable passe, spécifie-t-il. Ils ont été surpris des statistiques à l’effet que les personnes à vélo consomment plus souvent et longtemps. Il y avait une certaine ignorance des entreprises du Roussillon sur les avantages de cette clientèle.»

Suivant les discussions qu’il a eues avec des représentants d’entreprises de la région, M. Bergeron explique que les commerçants semblent «plus enclins» à mettre plus de supports à vélo proche de leur commerce, mais aussi de revoir leur espace de stationnements pour davantage attirer la clientèle cycliste. 

«Quand on a su qu’un espace de stationnement permet de stationner une douzaine de vélos, l’image frappe l’imaginaire, constate le PDG de la CCIGR. En milieu urbain, il y a une restriction d’espace, ce qui fait que ça peut être une belle alternative.»

La présence de pistes cyclables près des commerces est aussi dans les intérêts des commerçants, car plus il y a des «commodités à la disposition des consommateurs à vélo», plus qu’ils risquent de venir dans les commerces, croit David Bergeron. 

«Si je fais un comparatif, il y a des commerces qui permettent aux clients de venir avec leur animal de compagnie et c’est apprécié, explique-t-il. Si les commerçants sont ‘’vélo friendly’’, ça peut être un bon point supplémentaire pour leur entreprise.»

M. Bergeron a souligné la présence de la Route verte dans le Roussillon qui peut aider à attirer plus de cyclistes dans les commerces de la région.  

«C’est un pas dans la bonne direction», conclut-il.