Deux meilleures amies lancent leur agence d’adjointes virtuelles

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Par Katherine Harvey-Pinard
Deux meilleures amies lancent leur agence d’adjointes virtuelles
Isabelle Grenier (à gauche) et Marie-Pier Lefebvre (à droite), ont lancé leur agence d’adjointes virtuelles À deux en septembre. (Photo : Gracieuseté)

La Constantine Marie-Pier Lefebvre et sa meilleure amie de Saint-Rémi Isabelle Grenier sont inséparables depuis leurs années à l’école primaire. Après avoir été collègues, colocs, voisines et marraines de leurs fils, les voilà depuis septembre propriétaires de leur agence d’adjointes virtuelles, À deux.

«C’est un beau rêve qui s’est réalisé!» lance l’entrepreneure de Saint-Constant en référence à cette aventure amicale entamée à l’automne.

En six mois, Mmes Lefebvre et Grenier comptent sur plusieurs clients, dont l’animatrice Julie Snyder et la chanteuse Suzie Villeneuve.

Il faut dire que les nouvelles entrepreneures œuvrent dans le domaine depuis plusieurs années; la première a été l’adjointe de Julie Snyder pendant 12 ans au sein de la boîte de Productions J, alors que la seconde a occupé des postes en administration et service à la clientèle, en plus d’avoir son entreprise de photographie.

Les deux mamans souhaitaient être en mesure de travailler à la maison et gérer leurs horaires. Pour ce faire, quoi de mieux que d’être son propre patron?

«C’était quelque chose qui nous trottait beaucoup dans la tête depuis plusieurs années, raconte Mme Lefebvre. On s’en parlait autour d’un verre de vin, mais jamais sérieusement. Ironiquement, la pandémie a accéléré les choses.»

Un métier méconnu

Les adjointes virtuelles sont méconnues, mais populaires pour les nombreux avantages qu’elles amènent, fait savoir Marie-Pier Lefebvre.

«C’est en demande, affirme-t-elle. C’est beaucoup parce que l’employeur peut choisir le nombre d’heures dont il a besoin plutôt que de payer une adjointe 50 000$ par année, alors qu’il n’en a pas nécessairement besoin. Il peut prendre 10, 20 ou 30 heures par semaine. Il n’y a pas de frais fixes, pas de vacances, pas de loyers, etc.»

Elles offrent notamment de faire le suivi des courriels, la prise de messages, les retours d’appels, la rédaction, révision et mise en page de documents, la gestion de l’agenda, le suivi de comptabilité, la saisie de données, la coordination de réunions, etc.

«J’ai le souci du détail, j’aime prendre soin des autres, m’assurer que tout est bien fait, bien organisé, dit Mme Lefebvre. Ma collègue se concentre vraiment sur le marketing d’influence, les réseaux sociaux, les algorithmes… Elle aime ça!»

Et tout se fait de la maison!

@Ci:«On organise la vie des gens au besoin, c’est ce qui me passionne beaucoup.»

@Csi:-Marie-Pier Lefebvre

Entrepreneure et étudiante

Les amies ont lancé l’agence en septembre. Enceinte de son deuxième enfant, Marie-Pier Lefebvre a décidé de retourner sur les bancs d’école, au sein du programme de lancement d’entreprise du Centre d’entrepreneuriat des Grandes-Seigneuries, afin de bien faire les choses.

«Je ne voulais pas me sentir imposteur comme entrepreneure, donc c’était important pour moi d’aller chercher des informations à la source», explique-t-elle.

Bien qu’elle devait composer avec des nausées pendant ses cours en ligne, elle reconnaît que cette expérience a été plus que bénéfique.

«Au fur et à mesure, on mettait en pratique ce que j’apprenais dans le cours», dit-elle.

Grâce à leurs contacts acquis par les années passées, au bouche-à-oreille et aux réseaux sociaux, les entrepreneures ont vite pu compter sur une «clientèle fidèle», soutient la femme de 33 ans. Des salons d’esthétique et de tatouage, ainsi que des compagnies de recrutement personnel en font partie.

«Ça va bien, on est vraiment contentes!» lance la Constantine.

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