De nouvelles exigences du MTQ retardent un projet commercial

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Par Production Gravite
De nouvelles exigences du MTQ retardent un projet commercial
Le projet commercial, qui doit voir le jour à l'angle de la route 221 et de la rue Notre-Dame, comprend notamment la construction d'une station d'essence, d'un dépanneur et d'un restaurant McDonald's. (Photo : Journal Coup d'oeil - Marc-André Couillard)

Marc-André Couillard – collaboration spéciale Journal Coup d’oeil

Une nouvelle tuile s’abat sur la tête des promoteurs d’un projet commercial qui doit voir le jour à l’angle des routes 209 et 221 à Saint-Rémi. Craignant la présence de contamination dans le sol, le ministère des Transports (MTQ) exige que le promoteur, Picard Constructions, procède à une analyse de sol. Cela fait maintenant quatre semaines que le promoteur attend son permis pour pouvoir procéder au forage.   

Le copropriétaire de l’entreprise Picard Constructions, Louis-Jasmin Picard, déplore la lenteur du MTQ dans toutes les étapes de ce dossier, qui a été déposé pour la première fois auprès du Ministère, à l’automne 2017.

Il semble que chaque fois qu’une exigence du MTQ est remplie par les promoteurs, une nouvelle vient s’ajouter, ce qui a pour effet de retarder le début des travaux de construction.

Cette fois, comme le MTQ anticipe une hausse de la circulation à l’intersection des routes 209 et 221, il demande au promoteur d’élargir la voie des deux côtés de la route 221. Du côté de la piste cyclable, le MTQ craint la présence de contamination dans le sol, puisqu’un chemin de fer était présent à cet endroit dans le passé.

Le Ministère demande au promoteur de procéder à une caractérisation du sol, aux frais de Picard Constructions, ce qui représente un coût de près de 7 000$. M. Picard accepte de se plier à cette exigence, mais cela fait maintenant près d’un mois qu’il attend d’obtenir un permis pour procéder au forage exigé par le MTQ.

«Ils arrivent toujours avec de nouvelles demandes qui ne tiennent pas la route, déplore M. Picard. Je n’ai jamais vu ça. Nous faisons régulièrement affaire avec d’autres bureaux du MTQ, où les délais sont de deux à trois mois. C’est de l’acharnement. La prochaine étape, c’est d’aller voir la députée Danielle McCann.»

M. Picard indique que de nombreux locataires veulent faire partie de ce projet, mais qu’ils sont tous en attente.

«La Ville de Saint-Rémi est prête à nous donner notre permis de construction», dit-il.

Réaction

Du côté du MTQ, on convient qu’il s’agit de délais inhabituels.

«Il est très rare que des dossiers soient aussi longs, convient Marie-Michèle Pilon, porte-parole du MTQ. Nous sommes conscients que ce ne sont pas des délais standards. C’est rare que ça arrive.»

Mme Pilon assure que tous les dossiers sont traités comme étant des priorités régionales.

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