COVID-19 : menus changements au Reggiano

Par Michel Thibault
COVID-19 : menus changements au Reggiano
Jocelyn Arcand (Photo : Michel Thibault)

Dès que le gouvernement a autorisé la réouverture des restaurants à compter du 15 juin à l’extérieur de la CMM, le téléphone a sonné au Reggiano à Sainte-Martine. Des clients se sont empressés de réserver une table. À quoi doivent-ils s’attendre considérant les règles anti-pandémie en vigueur ?

À manger les mêmes spécialités de la maison, confirme Jocelyn Arcand, propriétaire de l’établissement, en entrevue au Soleil de Châteauguay jeudi. Le menu ne change pas, à l’exception de certains items « pas très en demande » qui sont retirés. « Nous, les spécialités, c’est les pâtes, pizza au four à bois, et le grill. Ça on garde ça », détaille M. Arcand.

Par contre, le menu physique, qui était distribué aux tables : terminé. Quatre tableaux noirs rappelant la petite école se sont ajoutés au décor. Les plats disponibles y seront écrits. « On n’aura pas à désinfecter les menus après chaque personne. Aussi les gens peuvent se passer les menus; on élimine ça », souligne le patron du Reggiano.

Des papiers et serviettes de table en papier vont remplacer les napperons et pièces de tissus. « Les papiers sont jetés. Il ne restera pas grand-chose; les assiettes sont lavées, les verres sont lavés. Il va rester les chaises, salières, poivrières à désinfecter, c’est quand même minime. Faut pas voir ça plus gros que c’est. Je pense que ça va se faire très bien », considère-t-il.

Un système de désinfection sera à la disposition des clients à l’entrée du restaurant et des salles de bains.

Protocoles

En prévision de la réouverture, des employés ont été réunis le 10 juin. Ils ont pris connaissance des protocoles à respecter. Entre autres, les gens en cuisine porteront une visière. Serveurs et serveuses le couvre-visage.

« Ce sont les employés qui vont faire le gros du travail, leur approche avec les clients. C’est sûr qu’avec un masque, c’est moins convivial. Je n’aime pas trop ça, mais on n’a pas le choix », reconnaît Jocelyn Arcand. « C’est sûr qu’on va faire très attention. On ne veut pas être une cause de COVID. »

Capacité d’accueil

Pour respecter la distance de 2 m, la disposition et le nombre de tables dans le restaurant ont été ajustés. La capacité d’accueil est passée de 85 à 60 clients en même temps, soit une baisse de 30 %. « Si je fais 60, présentement, je vais être chanceux. C’est des tables de quatre mais les gens peuvent être deux », observe M. Arcand.

Les deux terrasses greffées au restaurant aideront à sauver la mise, entrevoit-il. « Pour nous, je reste optimiste. On a une immense terrasse, c’est un plus », dit-il. Par contre, il faut que Dame nature collabore. Du vent, du froid, des moustiques et même un coup de chaleur peuvent favoriser l’intérieur, rappelle Jocelyn Arcand.

Personnel

Certains volets du commerce étant toujours sur pause, tout le personnel n’est pas de retour. « On opère avec 15 à 20 employés, en temps normal. Présentement, comme on n’a pas les salles de réception, ni les salles de spectacles, je pense qu’on va opérer à peu près avec dix. Dépendant de l’achalandage, on va s’ajuster », fait savoir le propriétaire.

Prix

Est-ce que les prix ont été révisés ? « Non, je ne change pas mes prix. Les histoires de frais de COVID, c’est un prétexte. Ce n’est pas si dispendieux que ça. Un masque, une visière, un peu de désinfectant, ce n’est pas coûteux. Ce qui est coûteux, c’est la diminution de la clientèle. Monter les prix parce qu’on a moins de clients, ça ne serait pas équitable », affirme M. Arcand.

Pour emporter

En attendant le feu vert pour rouvrir la salle à manger, le Reggiano a rallumé ses fourneaux pour offrir des plats à emporter. Une nouveauté implantée grâce à la subvention de 75 % de la masse salariale offerte par le gouvernement fédéral, explique M. Arcand. Ça lui a permis de rappeler des cuisiniers. Des menus ont été imprimés et distribués aux maisons des environs. « Ça fonctionnait bien au début mais, depuis qu’il fait beau, ça a diminué », note-t-il. N’empêche, il maintient la formule pour ceux qui apprécient ses mets dans le confort de leur foyer.

Les clients de retour ?

Pour Jocelyn Arcand, le Reggiano possède les ingrédients pour traverser la pandémie. Reste à voir si la clientèle sera au rendez-vous. Les nombreuses pertes d’emploi laissent planer une ombre, croit-il. En revanche, la gamme des divertissements est encore réduite. Une sortie au restaurant fait désormais partie des gâteries qu’il est permis de s’offrir, reconnaît-il.

 

 

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