Coordination d’événements et de congrès : Apprendre dans le changement

Photo de Ali Dostie
Par Ali Dostie
Coordination d’événements et de congrès : Apprendre dans le changement
Darina Mateeva, Victor de Carvalho et Manon Caillé (Photo : Gracieuseté)

Certains pourraient y voir un mauvais «timing» pour les étudiants qui terminent, en pleine troisième vague, une formation en Coordination d’événements et de congrès de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ). La pandémie a certes changé beaucoup de choses, mais trois finissants de la Rive-Sud entrevoient l’avenir avec optimisme.

Des 21 étudiants de la cohorte qui a entamé le programme en 2019, 13 le termineront dans quelques jours et recevront leur diplôme à l’automne.

Arrivée en milieu de parcours académique, la pandémie a poussé des étudiants vers l’abandon. D’ailleurs, le programme ne produira aucune autre cohorte dans les deux prochaines années, pour les raisons que l’on connait.

«Le milieu de l’événement a été le premier à tomber, et il sera le dernier à reprendre, mais je n’ai même pas songé à abandonner, témoigne Darina Mateeva, résidente de Saint-Lambert. La pandémie est le meilleur moment pour apprendre. Nous vivons le changement.»

L’abandon n’était pas non plus une option pour Manon Caillé, résidente de Brossard, qui aime terminer ce qu’elle entreprend.

«On voit des gens qui veulent que ça reprenne plus vite, dit-elle avec confiance. Les gens ont besoin d’événementiel. Même si c’est plus petit, on pourrait imaginer des rencontres dans des bureaux.»

«Tout le monde veut être ensemble; ce qui manque le plus aux gens, ce sont les contacts humains», ajoute le Brossardois Victor de Carvalho, qui a œuvré dans le domaine de l’événementiel pendant une dizaine d’années au Brésil et en Afrique avant de se lancer dans cette formation au Québec.

Après une première année de cours théoriques, les étudiants ont plongé dans un volet plus pratique de leurs études. Et forcément, la pandémie a changé la donne.

«Il n’y a pas de manuel ou de théorie sur comment vivre la pandémie, illustre Darina Mateeva. On apprend avec les règles qui changent très souvent.»

Il faut donc faire vivre des expériences autrement… Se réinventer.

Un gala, de A à Z

Si la création d’événements en formule hybride commençait déjà à faire son chemin avant la pandémie, le virtuel s’impose désormais.

D’ailleurs, le Gala Hommage 2021 du chapitre Montréal/Québec de l’association Meeting Professionals International, organisé par les finissants de ce programme de l’ITHQ, sera le premier présenté en mode 100% virtuel.

L’événement gratuit, qui sera diffusé le 8 avril sur la plateforme Connexion, honore les artisans de l’industrie événementielle s’étant illustrés malgré la pandémie. Il sera capté en direct de studios du Palais des congrès de Montréal et d’ExpoCité, à Québec.

La cohorte a la responsabilité de la planification et de l’organisation de l’événement, de la programmation, de sa promotion et de sa logistique.

«Beaucoup de règles se sont ajoutées. On constate que c’est plus rentable de faire un événement entièrement virtuel qu’en formule hybride, car le respect des normes de santé publique nécessite beaucoup d’espace, et moins de gens», détaille Victor de Carvalho.

Parmi les «tendances» dans le milieu, Manon Caillé note aussi les événements écoresponsables. «Pour compenser un peu les effets négatifs de la pandémie, il faut miser sur le positif!»

Les communautés d’affaires sont de plus en plus sensibilisées à l’enjeu environnemental. «Les gens ne veulent plus que l’on gaspille 1000 bouteilles d’eau en plastique», donne-t-elle en exemple.

Et la suite

Œuvrant dans le domaine de la publicité, Manon Caillé s’était lancée dans cette formation pour se rapprocher de ce qui l’intéressait tout particulièrement : la création d’événements. Durant la pandémie, elle a décroché un emploi comme représentante publicitaire et gestion de commandites pour le Bureau du cinéma et de la télévision du Québec. Trouver des commanditaires, «c’est là que je trouve mon plaisir», se réjouit-elle.

Darina Mateeva affiche aussi un fort optimisme. Quel serait son emploi de rêve? Pourquoi pas un emploi où la coordination d’événements se ferait en collaboration avec les étudiants de sa cohorte, des collègues avec qui des affinités se sont développées au cours de la formation.

Amoureux des grosses productions, Victor de Carvalho rêve quant à lui de travailler au Cirque du Soleil.

«Ce serait vraiment intéressant de travailler sur un de leurs spectacles, de voyager, mais je sais que ça va prendre du temps avant de revenir!»

Pour assister au Gala Hommage 2021 : https://www.mpi.org/chapters/montreal-quebec/les-prix-du-chapitre

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires