Trucs pour investir à la bourse
Chroniqueurs

Comparons la Bourse à l'immobilier

lundi le 14 juin 2021
Modifié à 15 h 24 min le 14 juin 2021
Par Hugo Bélanger

La Bourse et l'immobilier n'adhèrent pas eux mêmes principes d'achat et de vente. (Photo: Depositphotos)

En immobilier, un vieux dicton veut qu’il y ait trois facteurs à considérer avant d’acheter un immeuble, surtout pour avoir du succès : la location, la location et la location ! Donc, tout est dans le bon lieu.

En immobilier, on dit que le profit se fait à l’achat.

À la Bourse, il y a aussi un dicton voulant que, pour atteindre le chemin de la réussite, un investisseur doit aussi considérer trois choses s’il ne veut pas tout perdre : couper ses pertes, coupe ses pertes et couper ses pertes ! Il ne faut jamais regarder une action qui baisse sans agir.

À la Bourse, le profit part d’un bon point d’achat. Et celui-ci est très presque toujours haut.

Concrètement, comment coupe-t-on ses pertes?

Premièrement, si le prix d’une action baisse de 7% de son prix d’achat, il faut la vendre immédiatement, sans se poser de question. C’est que son achat n’a pas été fait au bon moment.

Deuxièmement, un investisseur ne doit pas, le plus souvent possible, perdre une partie de son profit. Donc, il doit apprendre à vendre quand ça va bien et non quand ça chute. Il se doter de règles de vente autant que des règles d’achat. Et sachez qu’il est 20 fois plus difficile de vendre que d’acheter en bourse.

Troisièmement, il ne doit jamais acheter une action quand son prix est bas. Le dicton qui dit « Achète bas et vends haut » est une bonne façon de tout perdre. Quand ça baisse, on ne sait jamais combien de temps la chute va durer ni quand elle va s’arrêter.

Donc, le vrai dicton est plutôt : « Achète haut et revends encore plus haut ». Je sais que c’est souvent contre nature, car on veut toujours acheter en spécial – pogner un deal comme on dit au Québec –, mais la bourse et le marché ne fonctionnent pas ainsi. Il faut avoir une confirmation que le prix de l’action se dirige vers le haut. Aussi, quand un investisseur choisit une action de qualité dans un cycle haussier et dans une industrie en chaleur, et que celle-ci monte, il ne sait jamais quand elle sera à son plafond. Mais ça monte et il revendra à plus fort prix.

Mon conseil d’ami : ne cherchez pas les spéciaux à la bourse, il n’y en a presque pas et, s’il y en a, les chances de réussite ne sont pas de votre bord.

 

Petit exercice à faire

Depuis trois mois, le marché va bien, mais semble devenir sous-pression, laissant entrevoir un ralentissement en vue. Disons que vous gérez 8 actions : 3 sont en hausse de 15%, 1 de 10%, 2 sont à zéro et 2 à moins 15% de leur plus haut. Vous devez agir. Que faites-vous ?

Premièrement, vous ne devriez jamais conserver une action qui est en bas de 7% de son prix d’achat. Donc, si deux se trouvent à moins 15%, vous n’avez pas respecté vos règles de vente.

Deuxièmement, avec du moins 15% de perte de leurs plus hauts, ces actions sous-performent dans votre portfolio. Elles ont moins été profitables et vous avez trop grugé de profits. Je répète que vous devez vous en départir immédiatement. Vous ne deviendrez jamais riche avec des actions qui sous-performent ou qui sont en tendance baissière.

Pour la suite, vous n’avez plus rien à faire qu’attendre et voir comment se comporte le marché boursier.

Proverbe du jour : ne tombez jamais en amour avec une entreprise, tombez en amour avec la volonté de faire de l’argent. 

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