Bonduelle, bien présente dans la région

Par Mario Pitre
Bonduelle, bien présente dans la région
Alex Coe, directeur de l’usine Bonduelle de Sainte-Martine. (Photo : Pierre Langevin)

Dans une société où la qualité des aliments demeure une valeur importante, la multinationale française Bonduelle réussit à tirer son épingle du jeu. Ses légumes surgelés et en conserves proviennent de plusieurs coins de la planète, notamment de son usine de Sainte-Martine, où nous avons rencontré le directeur, Alex Coe.

Q
Depuis quand Bonduelle mène-t-elle des activités au Québec ?

R
Depuis 2007, alors qu’ils ont racheté les Aliments Carrière, qui possédait 4 usines au Québec, à Bedford, Sainte-Martine, Saint-Denis-sur-Richelieu et Saint-Césaire.

Q
L’usine de Sainte-Martine possède une longue histoire avant l’arrivée de Bonduelle ?

R
L’usine de Sainte-Martine existe depuis 1935. À l’époque, la compagnie s’appelait Fine Foods, en 1940 elle a été achetée par Géant vert (Green Giant) qui l’a détenu jusqu’en 1990. Par la suite, Pillsbury l’achetée pour la revendre aux Aliments Carrière en 1997.

Q
Depuis 2007, Bonduelle a-t-elle effectué des investissements à ses installations ?

R
Oui, des investissements ont été faits en améliorations continues et nous avons développé un nouveau concept de préparation et de déshydratation qui s’appelle InFlavor, par lequel on déshydrate partiellement le produit pour en faire une valeur ajoutée, avec un taux d’humidité moins élevé.

Q
Depuis combien de temps êtes-vous en poste à Sainte-Martine ?

R
Je suis au Québec depuis 2013, j’ai débuté à l’usine de Sainte-Martine jusqu’en 2017. Ensuite, je suis parti dans une autre usine durant un an et demi et je suis revenu à titre de directeur d’usine en juin 2019.

Q
Quelle est votre vision pour le développement des activités de l’usine ?

R
Du fait qu’on a une base d’employés qui comptent plusieurs années d’ancienneté, cela nous garantit une poursuite de nos activités. La Montérégie est une bonne région pour l’agriculture et on entrevoit plusieurs opportunités de croissance.

Q
Parlez-nous des différents produits fabriqués à l’usine de Sainte-Martine.

R
On a une ligne d’étiquetage des différents produits fabriqués dans nos usines sœurs de Saint-Césaire et Saint-Denis. Nos principaux produits sont le maïs, les petits pois, les carottes, de même que notre ligne InFlavor qui traite différents produits tels que des champignons, des oignons, les tomates, mais en petites quantités.

La nouvelle ligne de production InFlavor permet de déshydrater partiellement le produit (ici des champignons) et leur procure un taux d’humidité moins élevé et plus de saveur. (Photo Pierre Langevin)

Q
Est-ce que l’usine s’approvisionne auprès de producteurs de la région ?

R
Oui, on va jusqu’à la frontière de l’Ontario et jusqu’à Saint-Hyacinthe et certains secteurs de la Rive-Nord. Cela représente près de 200 producteurs mais ça varie à chaque d’années.

Q
Combien d’employés compte-t-on à Sainte-Martine et dans quels types d’emplois ?

R
On compte environ 300 employés, dont 150 saisonniers durant la période du maïs. Ce sont des journaliers pour la plupart, des électriciens mais on devra trouver quelques mécaniciens pour combler des départs à la retraite.

Q
Quels sont les principaux que votre entreprise doit-elle relever en 2020 ?

R
La pénurie de main-d’œuvre en est un mais on travaille à garder nos employés. Il y a aussi la compétition des États-Unis face à laquelle on travaille à améliorer nos processus pour offrir la meilleure qualité à meilleur prix.

Q
Les consommateurs sont de plus en plus à la recherche de produits santé. Est-ce que ça demande une adaptation ?

R
Avec le nouveau Guide alimentaire canadien, ça nous aide beaucoup car Bonduelle produit beaucoup de légumineuses dans ses usines. On est bien alignés avec les nouvelles tendances de saine alimentation. Le Guide nous aide à mettre nos produits en valeur.

Q
L’usine répond-elle à des impératifs environnementaux ? Quels moyens sont pris pour diminuer votre empreinte écologique ?

R
On possède notre propre système de traitement des eaux et on a des exigences très élevées à rencontrer à cet égard du ministère de l’Environnement. Une de nos grandes priorités réside dans l’obtention de la certification B Corp qui touche notre impact environnemental et socio-économique.

Q
Que peut-on prévoir pour Bonduelle et son usine de Sainte-Martine pour les 5 prochaines années ?

R
Je pense qu’on a un bel avenir ici, on a une bonne équipe et on prépare plusieurs projets avec Bonduelle pour l’usine de Sainte-Martine qui vont permettre d’augmenter notre volume de production, avec l’objectif de fonctionner 12 mois par année.

Bonduelle en chiffres

56 sites industriels dans le monde dont 4 au Québec, incluant Sainte-Martine.
2007 – Bonduelle fait l’acquisition de 4 usines québécoises d’Aliments Carrière.
200 – Nombre approximatif de producteurs agricoles québécois qui approvisionnent Bonduelle.
300 – Nombre d’employés à l’usine de Sainte-Martine, dont 150 saisonniers.

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