2,3 M $ à Juripop pour lutter contre le harcèlement sexuel

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Par Vicky Girard
2,3 M $ à Juripop pour lutter contre le harcèlement sexuel
Cindy Viau, directrice générale du GAIHST, David Lametti, ministre de la Justice et procureur général du Canada, Sophie Gagnon, directrice générale de Juripop, Marc-Antoine Cloutier, président et fondateur de Juripop, et Jean-Claude Poissant, député fédéral dans La Prairie. (Photo : Denis Germain)

Le ministre de la Justice et procureur général du Canada, David Lametti, était de passage à la Clinique Juripop à Saint-Constant, le 8 août, pour annoncer un financement de 2,3 M$ à cet organisme et celui du Groupe d’aide et d’information sur le harcèlement sexuel au travail (GAIHST) afin qu’ils puissent lutter ensemble contre ce fléau.

Un centre de services appelé La source sera mis sur pied et coordonné dans les bureaux de Juripop à Saint-Constant en 2020. Des services de conseils juridiques gratuits et de soutien seront offerts aux victimes partout dans la province. Des séances d’information en milieu de travail seront aussi données. D’autres organismes communautaires seront mis à l’effort.

«Notre objectif était de fournir des services aux quatre coins du Québec. On va avoir chez Juripop des employés permanents qui vont travailler sur le projet et des avocats partenaires, à leur compte, qui vont être recrutés et formés pour prendre en charge des mandats ailleurs», explique Sophie Gagnon, directrice générale à la Clinique.

Elle ajoute qu’une partie de la subvention ira directement à la rémunération de ces avocats. Ce projet permettra d’offrir un service local et en personne.

En octobre 2018, un an après le mouvement #metoo, Juripop a lancé l’Aparté, un centre de ressources contre le harcèlement et les violences à caractère sexuel au travail spécifiquement dédié au milieu de la culture québécoise.

Mme Gagnon laisse savoir que 80 dossiers ont été ouverts. Face à près d’une trentaine de demandes venant de l’extérieur du milieu de la culture, la Clinique souhaitait élargir son créneau.

«Symboliquement, c’était important de faire l’annonce ici, dit M. Lametti. L’harcèlement sexuel, ça arrive partout et, en région, les ressources doivent être mises de l’avant.»

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